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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 15:19

dans ce monde 

où les mots

sont pesés 

comptés

calculés....

ai-je encore le droit 

à la folie de mon rêve ?

 

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cherchez des mots chaleureux 

dans les plis du vent d'hiver 

des bûches 

sous les amas frileux de neige

et comptez les heures 

le temps allant 

 

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je souffre trop 

de mille cicatrices 

puis je trouve cette saison 

intolérable 

mettre un manteau d'hiver 

sur une vie sombre

est supplice 

 

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l'infinie palette des gris 

la luminosité 

sur la mer inéspérée 

la couleur improbable 

de cette saison d'hiver 

une toile de noel 

je te dis 

 

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je crois 

que j'ai usé ma vie 

sur des chemins escarpés 

et là !

il faudrait que tu me prennes 

par amour 

un amour partagé 

car moi je te suis 

 

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le but n'est pas de vivre 

mais de trouver

une  raison de vivre 

ah l'amour est une louable raison !

mais tellement rare 

fragile et friable 

 

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j'ai tout fait 

de ce qu'il m'était 

possible de faire 

et mon coeur 

a toujours aussi froid 

c'est l'hiver ! 

 

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tirer la lourde porte 

des souvenirs 

regarder le modeste sentier 

devant soi 

avoir ce courage-là 

alors que les nuits

sont mortelles 

 

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parce que la vie 

ne fut pas toujours 

sincère et vraie 

l'homme conscient 

ne cherchait qu'à partir 

peu importait où ? 

mais partir 

partir 

 

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sur le quai désert 

je vais 

dans mon épais manteau de brume 

je sais 

que la seule chaleur du jour 

viendra 

de la bonté du vin chaud 

 

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devant le monochrome 

de l'hiver 

le coloriste manque d'inspiration 

même pas un soleil levant 

à poser 

sur la grisaille d'un coeur saignant 

 

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quand viendra le soleil 

je partirai par les chemins 

je serai joyeux ...

et même si ce n'est pas vrai 

c'est quand même peut-être ?

 

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l'égalité dont ils parlent

est une injustice de plus 

 

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ah mes pauvres enfants 

si vous saviez le lyrisme des marées 

le chant triomphal des vagues 

à la proue des falaises 

et ce vent qui mord 

 

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je ne te cherche pas

si tu ne veux pas

je voudrais seulement aller

avec le désespoir de la marée

le cortèges des algues

les galets

 

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ils ne parlaient

qu'en milliers d'euros

et moi

le vagabond des rues

n'avais pas de quoi manger

où est ce monde juste et bon

qu'ils aspirent de leurs voeux

 

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tu es comme les autres

me dit-elle ....

je fus rangé

dans la catégorie des salauds

avec ma lyre de poète aimant ...

 

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plus mon corps

se courbait

plus le temps pesait

sur mes épaules

plus mes cheveux

allaient au gris

plus je te cherchais

dans la nuit

 

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tout était là

dans la grande vitrine du monde

le village marchand de l'humanité

et l'enfant vieillissait

d'injustices flagrantes

 

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j'ai toujours été homme sincère

avec mes folies

mes envies

mes désirs profonds

mais la sincérité

était mon gouvernail

et mon cap

 

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l'humain

est le plus stupide des bestiaux

sur cette terre

et rien ne l'apaise

surtout pas ses croyances

qui le mènent au chaos

 

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dans l'enfance

j'avais froid

mais je croyais

aux lumières de noël

 

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devant les yeux rougis du monde

on ne peut que pleurer

 

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je voudrais tant 

que tu n'oublies pas 

le pauvre homme 

que je fus 

tout mon être 

espérait pour toi 

jours paisibles 

et bienvenus 

 

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parfois la petite maison 

des monts d'arrèe

me manquait 

la minuscule lucarne 

les flammes du poêle 

ta main attendrie silencieuse 

 

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quel observateur attentif 

serai-je au bout des quais 

alors que tu me dis 

de ne plus t'attendre 

moi qui t'attendrai toujours 

 

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je reviendrai souvent 

sur la grève que tu aimais 

comme un amant fidèle 

à ton bras de vent 

là encore 

la mer me donnera 

la larme des embruns 

 

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il ne faudra plus pleurer 

me dit-elle 

alors que 

que le propre de ma vie 

n'était qu"une larme 

 

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depuis que les gelées blanches 

ont posé

leurs pas de givre 

dans mon pré

je partage mes graines 

avec les moineaux affamés 

 

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Published by yann erwan paveg
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